Synthèse de la réunion du 13 juillet 2010

Cabinet du Ministre André Antoine



Aérodrome de Spa



Présents :

M. le Ministre André Antoine

M. Joseph Houssa, Bourgmestre de Spa

M. Paul Mathy, Echevin de Spa

M. Luc Peeters, Echevin de Spa

M. Marc du Bois, administrateur délégué Spadel S.A.

M. Patrick Jobé, Spadel

M. Luc Vuylsteke, président du comité exécutif de la Sowaer S.A.

Mme Sylviane Lefèvre, Heli and Co S.A.

M. Yves Martin

M. Joseph Martina

M. Rainaldo de Oliveira, Président de l’aéroclub de Spa

M. Werner Delges, Skydive Center Spa sprl

M. Born, Banba

M. Goka, FG Consult sprl

M. Devaux, IFTC sprl

M. et Mme Caubergs-Marien

M. D’Hotel

M. Alain Renckens

M. Philippe Buelen, chef de cabinet

Mme Fabienne Thonet, conseiller au cabinet

Mme Valérie Leburton, directrice générale de la Sowaer S.A. et expert au cabinet

M. Thibaut de Villenfagne, juriste de la Sowaer S.A. et expert au cabinet

Excusé :

M. Thibault de Coster, Heli and Co S.A.


I. Position de la Wallonie représentée par

M. le Ministre André Antoine


. Volonté de placer tous les acteurs autour de la table permettant une

information directe et une discussion franche.

. Compte tenu des contraintes budgétaires actuelles et à venir, nécessité,

pour la Wallonie, de lier les investissements à des recettes.

. Désengagement progressif inéluctable de la Wallonie dans les aérodromes

régionaux.

II. Position de Spadel S.A.

. Volonté ferme d’interdire le survol de l’impluvium et, singulièrement, la

Fagne de Malchamps, correspondant à la zone d’alimentation.

. Se réserve la possibilité d’utiliser toute voie de droit pour aboutir à ce

résultat.

. Interdiction de survol justifiée par la nécessité d’assurer la pérennité de la

qualité des eaux et des redevances non négligeables versées à la Ville de

Spa dans le cadre de la concession accordée.

. Pas d’opposition de principe à l’exploitation de l’aérodrome pour autant

que le survol de la Fagne de Malchamps soit interdite.

. Accord sur la proposition d’élaborer une étude pour le futur du site.

Possibilité de co-financer l’élaboration de l’étude.

. Fin des investissements de la Wallonie dans l’aérodrome de Spa

programmé à la date butoir du 31 décembre 2012.

. Toutefois, pour autant que la Ville dépose un projet concret et viable,

possibilité de prévoir une période transitoire « phasing out » assumée

partiellement par la Wallonie, sur l’exemple de ce qui a été décidé dans le

cadre de la reprise de la gestion de l’aérodrome de Saint- Hubert par

IDELUX (p. ex. : mise à disposition du personnel du SPW pendant une

durée déterminée).

. Nécessité de prendre en considération la volonté de Spadel d’interdiction

du survol des zones de captages.

. Permis d’environnement à déposer incessamment par la Sowaer pour la

poursuite de l’exploitation de l’aérodrome : risque de cabrer les positions

des acteurs dans le déroulement de la procédure administrative (enquête

publique, recours éventuels, etc.).

. Proposition d’élaborer une étude visant à décrire les potentialités

(aéronautiques ou non) futures du site de l’aérodrome, en tenant compte

des diverses contraintes (environnementales, budgétaires, etc.). Coût de

l’étude non pris en charge par le budget régional « aéroports ».



III. Position de la Ville de Spa

. Souhait de laisser à la Ville le temps de décider.

. Volonté de mettre à profit les deux années à venir afin de progresser dans

les pistes de solution pour l’avenir du site.

. Une régie communale autonome est sur le point d’être constituée.

. Compatibilité entre le retrait de la Région wallonne et la convention

d’emphytéose du 20 février 2003 ?

. Proposition de mener une ou plusieurs réunions avec Spadel et les

utilisateurs de l’aérodrome afin d’aboutir à une solution raisonnable tenant

compte de la volonté d’interdiction de survol de Spadel.

IV. Position des utilisateurs de l’aérodrome de Spa

. Spadel n’est pas maître de la navigation aérienne.

. L’interdiction totale du survol de la Fagne de Malchamps n’est pas

réaliste (p. ex. : vols à haute altitude).

. Les trajectoires de vol sont déterminées par des instances fédérales, telles

que la Direction générale du Transport aérien et Belgocontrol.

. Opposition ferme à la fin de l’exploitation de l’aérodrome.

. Certains soulignent toutefois la possibilité d’adapter les trajectoires de

décollage et d’atterrissage.



V. Conclusions

. La Région wallonne se retirera de l’aérodrome de Spa à la date du 31

décembre 2012. Des modalités transitoires de sorties peuvent être

envisagées si la Ville propose un projet concret et viable.

. Spadel accepte de maintenir une phase de transition d’ici le

désengagement total de la Région wallonne dans l’aérodrome de Spa.

. Spadel et la Ville de Spa acceptent de co-financer l’élaboration d’une étude

déterminant les potentialités futures du site.

. Ladite étude examinera les éventualités suivantes :

a) maintien de l’exploitation d’un aérodrome (d’emblée, l’hypothèse de

l’allongement de la piste devrait être abandonnée au vu de son coût

élevé) ;

b) élaboration d’un projet alternatif (ex. : tourisme, loisirs, découverte et

protection de la nature, etc.) ;

c) maintien partiel de l’exploitation de l’aérodrome limitée aux

hélicoptères et combinée avec d’autres activités à déterminer.

. Soucieuse de mettre à profit les deux années à venir, la Ville de Spa

organisera une ou plusieurs réunions avec Spadel et les utilisateurs de

l’aérodrome afin d’aboutir à une solution raisonnable tenant compte de la

volonté d’interdiction de survol de Spadel.

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