LA VERITE SUR LE DOSSIER DE

L’AERODROME DE MALCHAMPS

La décision de fermer l’aéroport a été prise par la seule SOWAER, gestionnaire des lieux. Imputer cette décision au refus du permis par le Ministre Henry est complètement fallacieux, puisque  l’aérodrome de Spa fonctionne en fait sans permis depuis… 2006 sans que grand-monde ne s’en émeuve. Avec son activité relativement réduite (parachutisme de renommée, quelques hélicoptères, une petite école d’aviation et de l’Horeca), l’aérodrome ne pose de problème à personne.

Les ennuis ont commencé quand (en avril 2009) il a été décidé  de construire un nouveau hangar et un atelier de maintenance et de déposer une demande de permis en ce sens : Spadel (ex-Spa Monopole) s’est alors mis à craindre pour la qualité de ses captages d’eau et est allé en recours contre le permis.

La proximité de zones Natura 2000, de zones de captage d’une eau de qualité qui alimente le leader du secteur au Benelux, qui emploie 800 personnes (dont 85% en Belgique et la majorité à Spa) : tout cela rend peu souhaitable et peu pertinent un développement exagéré de l’aérodrome.

Liège Airport et Meusinvest avaient une première fois refusé d’investir (en 2005) dans l’aérodrome de Malchamps et le Gouvernement Wallon avait dû remballer, en 2007, un appel à projets pour l’aérodrome vu « l’absence de projets financièrement viables ».

A vrai dire, la Sowaer qui a hérité de l’infrastructure attendait le permis pour refiler le bébé à la Ville de Spa.

La SOWAER a toujours tenté de se débarrasser de cet aérodrome sans trouver preneur et est trop heureuse de saisir la première occasion…et de mettre pression.

A ce stade, l’exploitation s’est déroulée sans permis. La SOWAER peut donc remettre en œuvre une nouvelle procédure de demande de permis.

Cette décision de fermeture est un terrible aveu d’échec et un véritable pied-de-nez au personnel et aux utilisateurs des lieux qui osent investir dans des projets.

ECOLO a proposé lors du débat télévisé des élections communales sur Télévesdre, que tous les partis, la Sowaer, la Ville de Spa et Spadel doivent s’asseoir autour d’une même table pour voir de quelle manière l’aérodrome peut être doté d’un avenir qui satisfasse l’ensemble des parties ? Et de déposer une demande de permis qui tienne compte des desideratas de chacun ?

Sinon, ce sera comme l’Espace partagé. Pas de solution après de nombreuses années à attendre!

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