Sur cette page, nous avons voulu émettre un avis sur des plans d’aménagement de la ville, projets faisant l’actualité. Ainsi, nous parlons du rond-point, le stade de la géronstère et la pleine de jeux.

Affaire du rond-point

Il y a quelques jours, une rencontre entre les citoyens spadois et les auteurs des projets chargés de penser le futur aménagement de notre centre ville a été annulée. Des voix se sont élevées et ECOLO tient à faire entendre la sienne.

Le jour même de la rencontre avec la population, où ils devaient présenter leurs projets et prendre connaissance des attentes des spadois, les auteurs ont reçu un fax du conseil échevinal qui les invitait à ne pas se rendre à cette séance d’information. Cette invitation cachait une maladroite tentative d’intimidation, qui a pourtant fonctionné puisque les candidats ont préféré se désister en dernière minute plutôt que de subir les éventuelles remontrances du bourgmestre. Ce dernier semblait considérer ces rencontres pourtant fort utiles et pour la population et pour les auteurs, comme contraire au règlement. Il est bon de savoir que le règlement du concours prévoit une présentation du projet dans sa première phase, dans le cadre d’une séance publique d’information. C’est cette séance d’information, pourtant légitime, qui a été refusée par le bourgmestre à la population.

 

Interrogé par Claude Brouet lors du dernier conseil communal, celui ci s’est perdu en vociférations et excuses douteuses trahissant son malaise et la situation difficile dans laquelle se trouve à présent la majorité. Quand un règlement est rédigé et voté, il se doit d’être appliqué.

M. Houssa peut se cacher derrières d’hypothétiques erreurs de transcriptions, la population n’est pas dupe et a bien compris que le bourgmestre, et un de ses potentiels partenaires futurs (CDH), lui a retiré la dernière occasion qu’elle avait de donner son avis sur l’environnement qui est le sien.

Stade de football

Lors du dernier conseil communal, il a été également décidé une importante rénovation du stade de football (anciennement champs des sports) à la limite du pharaonique puisque le budget atteint la somme mirobolante de 2.300.000 euros (environ 90 millions de nos anciens francs). Cette somme servira à créer, entre autre, des business seats (resto), un espace V.I.P, un revêtement synthétique pour les deux pelouses (qui, si elles ne sont pas chauffées ne garantiront pas de pouvoir jouer par tous les temps) ainsi que deux vestiaires (pour les arbitres masculins et féminins).

L’absurdité de ces dépenses saute aux yeux lorsqu’on sait que le foot de Spa évoluera l’an prochain en provinciale et ne compte plus que 27 jeunes. C’est sans doute pour ces mêmes jeunes qu’ont été créés ces espaces V.I.P, ces business seats, ces salons luxueux… où le bourgmestre espère qu’ils pourront continuer à pratiquer, avec le plus de confort possible, leur « sport de rue » (dixit M. Houssa). Il est à espérer que le RFC Spa ne monte jamais en Division 1, sans cela, la superficie de notre petite commune serait nettement insuffisante au regard des monstrueuses infrastructures qu’il faudrait développer. Détail piquant, le président du FCS est également candidat sur la liste du MR. MR qui est membre de la majorité. Majorité qui a soutenu et voté cette dépense aussi inutile qu’absurde. CQFD! Cette dernière, plutôt que de fantasmer sur les stades de foot allemands, qu’ils aperçoivent chaque soir à la TV, ferait mieux de se soucier de l’équilibre financier d’un club dont le compte et les finances restent, malgré les demandes répétées de Claude Brouet, pour le moins opaques. Il n’est pas impossible que, à l’avenir, la majorité doivent à nouveau voler au secours du club. Par le passé, elle avait déjà consenti, à la demande de Pol Mathy, une aide de 6 millions de francs belges. On ne peut pas bâtir du solide (aussi inutile soit-il) si on ne dispose pas de bases saines.

Que penser de cette histoire kafkaïenne qui fera le bonheur des amoureux du ballon rond mais laisse sur le côté les mouvements de jeunesse (qui comptent plus de 27 membres, eux) qui doivent se contenter de la charité du conseil communal et de l’aide de la population. Il est tout de même aberrant de penser qu’à coté d’un espace V.I.P dont on devine qu’il sera utilisé pour tout sauf pour les jeunes, les scouts et les guides ne disposent même pas d’un toit. On sait qu’il va enfin finir par arriver, subsidié par la commune à concurrence de 6000 euros (merci aux généreuses associations)… mais quel combat pour des jeunes ! Ils auraient mieux fait de faire du foot!

Plaine de jeux

Pour terminer, nous parlerons de la nouvelle plaine de jeux dans le parc des 7 heures. Si on ne peut que se réjouir que les petits spadois et leurs voisins disposent enfin d’une infrastructure adaptée pour s’amuser les jours de vacances, il est cependant regrettable que cet amusement ait un prix. En effet, l’accès à la plaine est payant et il ne faut pas perdre de vue que pour certains parents, il sera difficile de consentir aux dépenses qui résultent de la fréquentation de la plaine par leurs enfants. 15 euros par mois et par enfant pour avoir le droit de faire de la balançoire durant les grandes vacances, c’est cher payé! Qu’en pensent les familles nombreuses?

Nous ne doutons pas que la ville, qui se targue d’être en bonni, comprendra que toutes les familles ne peuvent pas financer la surveillance de leur(s) enfant(s), qui devrait être à charge de la commune. Pour une majorité qui prétend privilégier la jeunesse, il aurait été de bon ton d’offrir à tous les enfants l’accès gratuit à la nouvelle plaine.

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